ESCRIME
Au fait, c’est quoi l’USEP ??????
Les brochures été 2010 sont disponibles !!!
Vacances Juniors : vous y trouverez des séjours de vacances pour vos enfants et ados. Vacances à la mer, à la montagne, à la campagne, à Paris ou à l’étranger… Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets !
Séjours linguistiques : Des séjours dans de nombreux pays, en formules intensives ou découvertes, de 9 à 25 ans et plus. Label Contrat Qualité.
Arts et Musik : des séjours pour les apprentis artistes ou les confirmés.
Passions : vos vacances en famille, en pension complète, demi-pension ou location (de nombreuses destinations agréées VACAF)…afin de pouvoir adapter vos vacances à vos envies et à votre budget !
Pour tout renseignement ou demande de brochures, n’hésitez pas :
à venir nous rencontre à l’Espace VACANCES POUR TOUS de la F.O.L. Drôme, 32 Av. Sadi-Carnot, 26000 VALENCE à nous contacter au 04 75 82 44 70 ou vpt@fol26.fr Du lundi au vendredi, de 8h30-12h30 et de 13h30-18h.
Il vous est également possible de consulter les brochures en ligne : www.vpt-fol26.com
Devenez animateur en centre de vacances et de Loisirs !
Il reste quelques places sur le stage théorique BAFA qui se déroulera sur Valence en externat du 25 janvier au 5 février 2010 (lundi, mardi, jeudi et vendredi sur chaque semaine).
Suite à cette formation théorique, nous pourrons vous aider à trouver un stage pratique (obligatoire dans le cursus du BAFA) dans un Accueil de Loisirs.
Possibilité d’aides sur cette formation.
N’hésitez pas à nous contacter pour toute demande d’information ou inscription : 04.75.82.44.70 et accueil.vpt.fol26@gmail.com
Le service vacances de la FOL 26.
Valence - Agglomération - Drôme
LES DATES : DU 25 au 29 MAI 2010
Nous sommes le 31 juillet.
Le 31 juillet 1914.
La presse parisienne, unanime, voit l’Europe au bord du gouffre. Jean Jaurès vient d’apprendre la mobilisation autrichienne et l’état de menace de guerre en Allemagne. Il décide une ultime démarche auprès du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères afin de solliciter de nouveaux efforts diplomatiques pour éviter la guerre. Il programme de se rendre ensuite à l’Humanité, « son » journal, pour y dicter un nouvel article, un nouvel appel à la pacification des tensions internationales. Auparavant, en cette fin de journée harassante où il s’est multiplié pour éviter le pire, une guerre dont les peuples ne veulent pas et dont les peuples seraient les premières victimes, il va dîner au Café du Croissant, rue Montmartre. Il y retrouve régulièrement ses amis et collaborateurs du journal, pour un moment de détente et de réflexion partagées. Ce vendredi soir, il s’attable en compagnie de Pierre Renaudel, Jean Longuet, Philippe Landrieu et Ernest Poisson. La conversation est grave, alourdie par le pessimisme : la France va sans doute entrer en guerre. Jaurès sent le souffle de la mort, il l’a dit et répété à Paul Boncour, l’ancien ministre du travail et député socialiste : « Ah, croyez-vous tout, tout faire encore pour empêcher cette tuerie ? D’ailleurs, on nous tuera d’abord, on le regrettera peut-être après … »
Vers 21h30 alors que Jaurès s’apprête à savourer son habituelle tartelette aux fraises, Ernest Poisson voit soudainement le rideau isolant le petit groupe s’agiter. Poisson raconte : « j’ai vu le rideau se soulever, un pistolet apparaître, tenu par une main, une seule main qui s’avance à 20 centimètres du crane de Jaurès. Le coup de feu est parti aussitôt. Je regarde figé, abruti un quart de seconde. Un deuxième coup part mais Jaurès est déjà tombé sur Renaudel, la serviette à la main, un bout de tarte aux lèvres. Il n’a pas eu le temps de bouger, de se retourner. Il n’a rien dit, pas même pensé peut-être. Je regarde la fenêtre, Landrieu vient d’arracher le rideau. J’aperçois une ombre, un chapeau, un verre de bière qui tombe sur une figure. Je me dresse comme une bête en fureur. Dans le silence qui n’a pas encore été troublé, j’entends un déchirement, un cri indéfinissable qui devait être perçu à plusieurs centaines de mètres. Puis quatre mots hurlés, glapis puissamment, férocement, répétés deux fois : « Ils ont tué Jaurès ! Ils ont tué Jaurès ! ».
Jean Jaurès meurt presque immédiatement. Rattrapé, l’assassin est un jeune étudiant nationaliste, proche de l’Action française, Raoul Villain, fils d’un greffier du tribunal de Reims. Conditionné par les propos de la presse nationaliste et des représentants des Ligues « patriotes » comme Léon Daudet et Charles Maurras, Villain s’était mis dans la tête de tuer Jaurès, « l’Allemand ».
Sur le moment, la nouvelle fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un Paris angoissé par la guerre imminente. Pourtant, très vite, le drame sera occulté par l’entrée en guerre de la France aux côtés de la Russie contre l’Allemagne. Et dès le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France.
Jaurès est mort et sa cause est perdue. Son honneur aussi quand en 1919, à l’issue du procès de Villain, le jury « bleu horizon » acquitte l’assassin et condamne la veuve de Jaurès aux dépens, scandalisant les républicains et les socialistes comme Anatole France qui écrit : « Travailleurs, Jaurès a vécu pour vous, il est mort pour vous. Ce verdict monstrueux proclame que son assassinat n’est pas un crime. Ce verdict vous met hors la loi, vous et tous ceux qui défendent votre cause. Travailleurs, veillez ! ». Raoul Villain s’exile alors sur l’île d’Ibiza. Peu après le début de la guerre d’Espagne, le 14 septembre 1936, les Républicains l’exécuteront pour espionnage au profit de l’armée franquiste.
En 1924, les cendres de Jaurès sont transférées au Panthéon. Les mineurs de Carmaux, en tenue de travail, portaient le cercueil qui fut juché sur un immense corbillard, suivi par 100 000 personnes. Mais, raconte Paul Nizan, « personne ne pleurait. Dix ans de mort tarissent les larmes ». Paul-Vaillant Couturier écrivit dans l’Humanité du 23 novembre 1924 : « Nous donnerons à la mort de Jaurès la seule commémoration qui ne soit pas une insulte pour lui. Nous lui porterons dans la rue … l’hommage des rescapés de la guerre à l’homme qui tomba pour la paix ».
2009, c’est le cent cinquantième anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, « l’année Jaurès » pour nombre de mouvements et associations, comme la Ligue de l’enseignement qui, en collaboration avec le journal « la Dépêche du midi », a édité « Le Petit Jaurès illustré ». Ce livret retrace tout l’engagement de Jaurès pour l’épanouissement d’une République démocratique, laïque et sociale. Rappeler ces convictions de Jaurès pour une démocratie plus vivante et plus juste, c’est aussi remobiliser notre volonté de construire une société plus éclairée, plus émancipatrice. « La République, c’est le droit de tout homme, quelle que soit sa croyance religieuse, à avoir sa part de souveraineté » disait Jaurès. Voila bien un indispensable et permanent travail à accomplir.
En 2009, à l’aune de son projet fédéral, de ses missions d’entreprise associative du champ de l’économie sociale et solidaire, la Fédération des Œuvres Laïques de la Drôme réalise un résultat économique très positif avec un exercice excédentaire de 114 000 €, chiffre remarquable dans le contexte économique actuel. Les dépenses globales bien maîtrisées, une hausse de 8 % du chiffre d’affaire confortent la structure financière de la FOL, avec un fonds de roulement élevé et une trésorerie améliorée. Je tiens à saluer chaleureusement le professionnalisme des permanents de la fédération et le militantisme des bénévoles et des élus qui, par leurs efforts conjugués, permettent à la FOL de résister aux turbulences économiques conjoncturelles. Sur le plan des investissements, il nous reste à réussir le grand projet de la Fontaine d’Annibal à Buis les Baronnies, la rénovation complète du site avec la démolition de l’actuelle maison familiale et la construction d’un nouveau bâtiment, à ossature bois, respectant les critères du développement durable. Un projet d’un coût de trois millions d’euros : un tiers à la charge de notre fédération et financé par emprunt, deux tiers sollicités auprès des collectivités territoriales et de l’Etat. La réussite de ce projet est désormais totalement dépendante de la validation du montage financier. Les prochaines semaines seront déterminantes pour démarrer un chantier dont l’intérêt pour l’économie locale est unanimement reconnu.
Pour ma part, cette sixième année au poste de secrétaire général de la FOL Drôme est aussi la dernière. C’est avec la plus totale sincérité que je tiens à remercier l’ensemble des équipes de salariés et les bénévoles pour leurs convictions et leur investissement. Notre vocation à œuvrer pour l’éducation populaire, à promouvoir le vivre ensemble républicain, nous engage souvent sur des voies pentues, dans des processus complexes. Mais n’est-ce pas la nature même d’une politique que Protagoras aurait résumée en quelques mots simples « L’homme est la mesure de toute chose » ? Et n’ayons qu’une crainte, celle que Nietzsche clamait ainsi « Malheur ! Voici venir le temps où l’homme ne peut plus donner naissance à une étoile qui danse ».